Mythes et idées fausses

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Tel qu’indiqué dans le rapport de 2013 de la Ontario Chamber of Commerce, plusieurs mythes et idées fausses perdurent et présentent des obstacles à l’inclusion des personnes handicapées sur le marché du travail.

Mythe 1 : Les employés handicapés sont moins productifs que les employés non handicapés.

Fait : La recherche démontre qu’il n’y a pas de différence en matière de rendement entre les employés handicapés et les employés qui ne le sont pas.

Mythe 2 : Il est plus difficile de congédier un employé handicapé pour cause de mauvais rendement.

Fait : En vertu du Code des droits de la personne de l’Ontario, les personnes handicapées sont assujetties aux mêmes dispositions et lois que les employés non handicapés lorsqu’il s’agit d’une mise à pied légale. Par conséquent, il n’est pas plus difficile de les congédier que tout autre employé.

Mythe 3 : Les coûts associés à l’embauche et à l’accommodement des personnes handicapées sont trop élevés.

Fait : La recherche démontre que les coûts représentent un problème minime, et étant donné les bons indicateurs de rendement au travail, l’embauche des personnes handicapées est un bon sens des affaires. En fait, 65 % des employés handicapés n’ont pas besoin de mesures d’adaptation.  Les frais moyens en matière d’accommodement sont de 500 $.

Mythe 4 : Les employés handicapés seront un fardeau pour les employés non handicapés.

Fait : La recherche démontre que les lieux de travail inclusifs sont meilleurs et plus énergisants, tout en étant plus rentables à long terme. Il a été démontré que 70 % des jeunes âgés de 18 à 26 ans disent que l’engagement de leur entreprise auprès de la communauté, y compris l’embauche d’une main-d’œuvre diversifiée, a eu une influence sur leur décision de travailler à cet endroit.

Mythe 5 : Les personnes handicapées s’absenteront souvent.

Fait : Les études ont démontré que les employés handicapés ne s’absentent pas plus souvent du travail que leurs collègues non handicapés. Il a plutôt été découvert que les employés handicapés ont tendance à avoir de meilleurs états de présence que les employés non handicapés.

Mythe 6 : Les candidats handicapés n’ont pas les compétences, la formation ou l’éducation requise.

Fait : Plus de 50 % des personnes handicapées détiennent un diplôme d’études secondaires, et plus d’un tiers d’entre elles ont terminé des études postsecondaires. En fait, selon Emploi et Développement social Canada, deux personnes handicapées sur trois, au Canada, ont possiblement un diplôme d’études postsecondaires, comparativement aux adultes canadiens sans handicap.

Mythe 7 : Un autre membre de l’équipe devra toujours aider l’employé handicapé.

Fait : Les employés handicapés qui reçoivent la formation nécessaire ne devraient pas avoir d’aide, comme les employés non handicapés. Dans la plupart des cas, les personnes handicapées se sont adaptées aux défis que pose leur handicap, et sont en mesure d’accomplir leurs tâches sans aide.

Mythe 8 : Les indemnisations augmenteront si des personnes handicapées sont embauchées.

Fait : Les taux d’assurance d’un employeur sont exclusivement fondés sur les risques inhérents aux antécédents d’accidents de l’organisme, par opposition à l’embauche de personnes handicapées ou non.

Mythe 9 : La plupart des personnes handicapées utilisent un fauteuil roulant (et nous ne pouvons pas accommoder cela dans notre milieu de travail).

Fait : Le taux d’utilisation de fauteuils roulants chez les personnes handicapées n’est que de 6 %, soit environ 1 % de la population générale, selon le recensement américain de 2010. L’icône représentant un fauteuil roulant, utilisé sur des affiches, a donné lieu à une croyance générale que la plupart des personnes handicapées utilisent des fauteuils roulants. (Source : Rapport « Repenser l’inCapacité dans le secteur privé » de 2013). En fait, 70 % des handicaps au Canada ne se voient pas.